A prendre au 3e degré... ou pas.

jeudi 8 avril 2010

je l'ai pas sentie venir!

Elle avance à pas de velours, si silencieusement que vous ne la sentez pas s’installer. Est-ce vos premières amours désastreuses et vos prochaines toutes autant compromises, vos rares mais néanmoins déplorables rencontres avec la gent homo ou masculine, vous ne le saurez jamais. Quoi qu’il en soit vous avez perdu toute estime envers l’espèce humaine, et tout particulièrement envers ceux qui pourraient être vos prétendants, mais que vous refusez systématiquement parce qu’il y a toujours quelque chose qui cloche selon vous.

Elle a fait son nid pernicieusement et en silence, et un jour il faudra bien vous rendre à l’évidence…

Vous êtes devenu une vieille folle aigrie !

Oui, tout a fait. Celle-là même que vous ne supportez pas, la drama queen par excellence, toujours prête à attirer l’attention sur sa vie et ses amours désastreux, mais avec un panache grand-guignolesque qui vous est cher.

 La truie tant redoutée

Vous trouvez réconfort vers vos amis qui vous soutiennent et vous écoutent, enfin, vous écoutent surtout. Parce que c’est vos amis, et qu’ils sont là pour ça. Y compris pour vous entendre déblatérer des flots incessants concernant l’amouhooour le vrai qui ne vous est pas promis, évidemment, et vous fait tant souffrir.

Oui parce qu’il faudra bien l’avouer, les hommes sont tous des salauds ou des désaxés qui vous boufferont jusqu’à la moelle, vous les détestez… et vous en voulez un à tout prix. Quand homme dans votre vie il y a, ça ne va pas pour mille et unes raisons (bien souvent légitimes). Et quand homme il n’y a pas vous vous sentez seul, et ça ne vas pas non plus. Allez-vous donc passer votre vie à vous plaindre ? Non, certainement pas, car on est en l’an 2000, et les systèmes de rencontres divers et variés vous permettent de trouver la perle rare en trois clics de souris !

Les rencontres sur internet

C’est là que commence un autre calvaire. Trouver quelqu’un d’équilibré par internet. Oui, vous y avez cru. Pour la simple et bonne raison que, si vous y êtes vous-même, il doit bien y en avoir d’autres, partageant les mêmes valeurs, les mêmes plaisirs et envies que vous! La réponse est non. Mais êtes-vous sûr d’avoir bien cherché ? Oui. Vous avez fait tout les coins et recoins de ces sites interminables remplis de mecs qui préfèrent montrer leurs teubs en gros plan plutôt que de vous dire ce qu’ils écoutent comme musique (de toute façon 9 fois sur 10 c'est Madonna et Lady Gaga, si ce n'est pas Dalida, quelle originalité), ou s’ils ont une passion autre que… de montrer leurs parties sur le net (ou à l'inverse de faire la chose habillée, c'est selon, c'est une autre histoire... surprenante).
La majorité des rencontres faites sur internet, et qui n’aboutiront jamais parce que vous couperez court, se passeront comme suit. Photo gros plan de sa queue, avec, si vous avez de la chance, quelques mots. Non ce ne sera certainement pas bonjour pour commencer, et cela vous agace. Peut-être avez-vous des principes de vieux con, mais vous y tenez. Un gars qui vous montre sa chose sans dire bonjour ne vous attire pas. Vous en avez déjà vu des queues, à la pelle, si vous voulez en voir de toutes les tailles et toutes les couleurs, il n’y a qu’à taper « cock » sur google. Ce n’est donc pas son engin qui va vous encourager à répondre, tant vous êtes blasé de ces photos. Ce n’est pas non plus la présentation qui va vous enchanter, car elle est si originale… J’ai envie de toi, viens me baiser, tu me fais bander, sans fautes d’orthographe ni langage sms dans le meilleur des cas (erratum: jamais, PS à vous-même: c'est pas parce que ça a passé la trentaine que ça n'écrit pas comme un gamin de 8 ans). Soit. Après il y a la seconde catégorie, appelons-la humoristiques, car vous ne vous y attendiez pas. Du genre : Mhhh ca t'exite mé pié sal dan ta geule? Non, mais d’abord bonjour, va te laver les pieds, achète un beschrelle et bouffe tes chaussettes (le bouffe tes chaussettes lui aura manifestement plu, mesurez vos mots.) Vous répondrez au 50 premiers messages de ce type, puis vous les ignorerez, de toutes manières ces gens là envoient des centaines de messages par jour et sont drogués du net, vous ne deviez pas les exciter tant que ça car ils ne reviendront pas à la charge et ne verront même pas que vous ne leur avez pas répondu.

Certains si. Vous devrez les bloquer, les bannir, tant ils vous harcèlent. Vous finirez par leur répondre (3 fois maximum ce mot de trois lettre N-O-N speak french?), pour qu’ils comprennent, et ils ne comprendront pas, jusqu’à ce que l’accès à votre profil et mail leur soient interdits. Chaque jour qui passe, « il » vous enverra un stock de photo incommensurable, toutes plus ridicules les unes que les autres, tellement pitoyables que vous les garderez pour les montrer à vos amis en fin de soirée. Son bien aimé, son cher et précieux phallus qu’il aime à photographier avec dévotion, de tout les profils, rien que pour vous, évidemment, mais aussi les gros plans de ses dernières pénétrations (en pensant à vous, sic!), et des photos de lui à poil et en entier avec un chapeau de cow-boy, (tiens, il a une tête ? vous ne vous en étiez pas douté avec tout ces gros plan) ou avec un masque de chien en latex et un maillot de foot, quand c'est pas pour vous enrôler dans une église.
Rappelons que ces gens, vous n’avez pas fait leur connaissance, et qu’ils ne vous ont même pas dit bonjour, les... malhonnêtes, dirons-nous. Un peu comme si vous vous approchiez d’un inconnu dans la rue, et lui montriez votre anatomie sans mot dire. (L'adage dit un inconnu vous offre des fleurs, mais ceux-ci préfèrent vous montrer leur bonbon, vu que les fleurs, c'est périssable. Ben si les bonbons c'est tellement bon, ils peuvent se les garder!)
S’il y en a que ça excite, vous, cela vous exaspère, et vous laissez volontiers à ceux qui aiment ça le plaisir de les prendre, de les garder… près d’eux et loin de vous.
Non, vous n’êtes pas un frustré. Vous seriez prêt à accepter, ou proposer, moult choses au lit (que même un hardeur en rougirait, tiens). Et si votre aimé vous propose gentiment de vous faire « bouffer ses pieds sales », vous seriez prêt à tout tenter et accepter pour faire grimper aux rideaux votre "cher et tendre", même si ce n'est pas votre tasse de pied de thé. Rien que pour lui et pour lui faire plaisir. « On dit pas j’aime pas si on a pas goûté », qu’on vous disait étant petit, quand vous poussiez quelque chose sur le bord de votre assiette. C’est une règle qui vous restera toute votre vie (et que vous resservirez aux hétéros bourrés les soirs d'hormones en folie. Parfois ça marche!)

Vous le reconnaissez? Le seul site qui fait "coin-coin"!
(à la réception d'un message)


A l’opposé, il y aura les coups de cœur. Ceux pour qui vous flasherez à la lecture de leur profil, vous fonderez à la vue de leur photo, et serez conquis à la lecture de leurs messages. Ceux-ci ne vous récriront jamais, se désinscriront du site, trouveront un mec deux jours après, ou habiteront loin de vous. Peut importe, vous seriez parti à l’étranger pour LA perle que vous pensez rare dans l’océan d’internet. Mais parler de cela est tabou. Les sentiments sont choses proscrites, attention ! Vous risquez de voir fuir à toute vitesse votre Apollon s’il sait que vous lui plaisez autrement que par son physique (et sa grosse b.. b.. intelligence), là le gyrophare de survie masculin s’allume! Et tel Bite-Bite poursuivi par le coyote, il a déjà disparu.

Etape 1, le formulaire d'un site de rencontre

Vous haïssez ces sites de rencontres qui vous promettent « autant de cul que de relation durable, y’en a pour tout le monde ». On se rend compte de cela dès le formulaire. Vous avez bondit la première fois que, jeune et naïf, vous en avez rempli un.

 On est vite tenté de glisser d'un milimètre
de souris pour s'en rajouter 15 cm au kiki!
(d'ailleurs, ils sont tous XXL non circoncis...)

Taille, poids, âge, d’accord. Longueur de la bite, circoncis ou non, c’est bien la première fois que vous voyez des menus déroulants allant de S à XL pour ces choses là. Vous ne l’indiquerez pas, et on vous la demandera systématiquement. Le culte du corps et de la performance, vous l’apprendrez à vos frais, alors que vous ne recherchez que quelqu’un pour partager votre vie. Vous vous en fichez, qu’il fasse un mètre nonante, qu’il soit musclé et avec un démonte pneu, si c’est pour avoir une relation sérieuse avec. Il peut être petit, maigre et avec une bite de taille normale (attention, le gyrophare ! bite de taille normale, danger!), vous ne passerez pas 99% de votre vie au pieu avec ce type. Vous faites partie de cette race en voie d’extinction, qui trouve du charme à celui qui saura vous plaire dans son intégralité, par sa façon d’être, son charisme… mais pas par sa chose énorme dont il fera l’éloge nuit et jour, et ne sauras vous répondre lorsque vous aurez des discussions autres que bite, cul, baise. Une fois que vous aurez fait la belle toute la soirée devant tout le monde au bras d'un Adonis, il faut encore pouvoir en tirer autre chose que du sperme une fois rentré.

Nous sommes aujourd’hui dans la société de grande consommation. Tout se vend, s’achète, et s’obtient instantanément, selon les désirs de chacun. Le cul n’y fait pas exception. Vous voulez voir un porno dans les cinq minutes qui suivent, et gratuitement ? Vous avez envie d’un plan avec un (ou plus, grande coquine!) mec(s) dans l’heure qui suit ? Vous l’obtenez.
Aujourd’hui, on consomme, on utilise, et on jette. On prend rendez-vous, on baise, et… on jette aussi. Personne ne s'aventurerait à garder quelque "chose" plus d'une nuit.

Néanmoins le grand amour recherché, ou du moins la personne qui restera plus qu’une nuit (au moins comme toy boy?), vos hormones bouillonnent. Vous êtes un homme malgré tout, il ne faut pas exagérer, ça commence à peser lourd dans la sacoche, et vous rêvez d’une baise brutale sous néon rouge avec le mâle. Mais vous avez assez goûté de ce supermarché du sexe, ou l’on recherche sa baise avec photo sur profil comme on irait acheter sa livre de pain de viande. Vous vous satisferez donc vous-même afin d'éviter une énième catastrophe du "daddy" qui passe la nuit à pleurer dans vos bras en disant "je t'aime", "y me faut de la drogue", pendant que vous essayerez coûte que coûte de lui retirer son slip plutôt que de jouer au thérapeute (même pas payé au Tarmed). Vos amis disent que vous êtes une antenne à cas social, ils avaient raison. Dans un rayon 10 km ils vous sentent comme un moustique se colle à une ampoule. gzzzzt!

Vous avez "psychiatre" écrit sur le front!

Vous avez fini par comprendre que les relations sérieuses étaient rares (ou évitées) entre hommes. Quelques années plus tard, moins naïf et amoureux, vous vous êtes résolus à essayer de faire comme tout le monde, niquer, et advienne que pourra, peut-être restera-t-il pour le café du matin, peut-être repartira-t-il une fois son forfait accompli, ou finira-t-il par rester. Vous avez compris le mot d'ordre: on s'en fout, ne nous prenons pas la tête (prenons nous le cul à la place).

Malheureusement, la guigne guette (ou la guigne guigne). Quand vous recherchiez ardemment l'homme de votre vie, vous ne tombiez que sur des mecs qui vous rembarraient à coup de "si tu baises pas ciao". Enfin devriez-vous dire "t ve pa bézé? by". Toute votre vie vous aviez imaginé que la valeur d'une personne est dans son intelligence, son humour, sa façon d'être et d'autres qualités. Alors que comme partout ici la belle gueule prime. Vous avez donc revêtis votre costume de cow-boy, et lasso en main, vous êtes parti à la chasse au plans Q!

Lorsqu'un mec venait sonner à votre porte, il en venait à croiser le précédent et les coups s'enchaînèrent (au propre comme au figuré). Bien évidemment, maintenant que vous vous étiez décidé à ne plus avoir de sentiments pour personne, vous vous êtes fait rembarré par de beaux mecs sympas qui ne veulent pas de plans et recherchent une relation sérieuse! Vous êtes donc devenu le lourd que vous détestiez et vous retrouviez en face du vous amoureux. Allez donc expliquer cela à la perle rare, elle se sera envolée avant que vous puissiez lui expliquer. De toute manière, il ne vous aurait pas cru, étant donné que pour tirer un coup un mec est prêt à toutes les belles paroles et tout les mensonges. Damned!

Durant vos périodes de la fête aux hormones et du carnaval du jockstrap, la pêche ne fut pas miraculeuse. On ne demande pas à un mec qu'il brille d'intelligence pour le retourner, mais lorsque le côté Q et le côté QI ne sont pas de votre côté, ça donne ça:

(voir plus haut) Je t'aime, je pleure, je veux de la drogue, non notre amour est impossible, je t'aime, non je t'aime pas, booouuhooouuu, pendant que vous redoubliez de tactiques pour enlever son slip à Roméo que vous aviez rencontré en fin de soirée et quelques litrons de bière dans l'estomac 20 minutes avant.

Alcool et hormones ne font pas bon ménage, le sens critique nage dans les bulles, et votre sang ne peux être en même temps au poivre et au moulin (il n'irrigue pas la bite ET le cerveau en même temps.)


Entre deux hétérottes vous vous êtes donc fait accoster par un homme de 2 m talons compensés et perruque bleue compris, avec plus de poudre dans le nez que sur le visage, dans un concert nullement estampillé gay. Dans la jungle homo vous avez compris que certains se rhabillent après la douche pour passer à l'acte, vous avez donc compris pourquoi ils avaient plus peur des morpions que du Sida, vous avez été harcelé par un supporter de foot en maillot, vous avez rencontré votre premier homme à Gland (CH), des alcooliques à Bière (CH), des hommes qui voulaient se faire roter de la bière dessus, quand ce n'est pas faire 2h de train pour aller leur lécher les pieds, et les seuls mecs intéressants que vous avez rencontrés ont disparu dans la nature (d'internet) du jour au lendemain le jour de votre rencard.

La majeure partie de vos rencontres finiront en séance de psy gratuite, ou avec des mecs qui vous laissent la queue entre les jambes lorsque vous les avez fini et attendez votre tour.

Avez vous psychiatre écrit sur votre front? Quoiqu'il en soit, vous avez décidé de débrancher votre antenne à cas sociaux, et vos profils internet avec.

mercredi 7 avril 2010

Flashback!

Vous avez décidé de prendre la chose en main. Mieux vaut être seul que mal accompagné, et votre main n'est ni prête à faire une overdose, ni alcoolique et dépressive, mais au moins votre nœud pleure à chaude larmes.

Jusqu’à ce que vous réalisiez que même le porno vous ennuie.

En effet, quand vous aviez 13 ans, vous vous en souvenez. Votre première vidéo gay dénichée gratuitement (à l’époque, miraculeux.) sur le net. Que de frémissements sous la culotte, pour une simple pipe dans une douche de salle de gym (merci aux studios Falcon...)! Mais 10 ans plus tard, et tant d’images de cul dans votre tête, plus rien ne vous étonne. Même un mec avec un pied ou deux poings dans le cul vous fait le même effet que « la petite maison dans la prairie ».

Concentré, vous choisirez ceux avant tout avec un acteur qui vous fait ce je-ne-sais-quoi, pour sa petite gueule d’amour, et que vous rêvez déjà de voir jouir, à quatre pattes dans le foin ou dans une backroom, les sourcils en éventail, la ride et la goutte sur le front. Vous ne verrez que sa bite ou son cul en gros plan 99% du film, et conterez les secondes où vous pourrez la voir, sa belle gueule.
Vous vous demandez pourquoi engager des acteurs mignons si ce n’est que pour voir tout le temps la même chose, en tellement gros plans que vous ne remarquez même pas la différence d’un film à l’autre.

  Les sourcils en éventails, et la ride sur le front, CQFD

On vous promet du jamais-vu, du sensationnel ! C’est vendeur. Des vendeurs de vent. Les « vidéos interdites » dont on vous rabats les oreilles dans tous les médias gay vous semblent soft comparés à tout ce que vous avez déjà vu depuis l'apparition d'internet. Original, oui. Poses très acrobatiques, certes. Excitant, certainement pas.

Drôle, oui. Vous avez senti que le film porno ne vous excitait plus, le jour ou vous avez débandé tellement vous avez ri devant le ridicule des rââââles masculin rauques, répétés, mais absolument pas sur-joués (à peine). Ponctuels comme un tic tac d’horloge, qu’il se passe ou non quelque chose ayant mérité le hurlement primaire du babouin en rut.

Les pornos

Vous vous souvenez d’ailleurs avec un sourire au coin des lèvres aujourd’hui encore, de la scène « bears » ou des bucherons poilus dans leur camion, se comportaient comme une famille d’ours. L’animal, donc. Ils rugissaient et se dressaient sur leurs pattes arrières, et saluaient leurs congénères qui se baladaient en forêt, les invitant à la copulation. Copulation qui, d’ailleurs, comportaient des râles réguliers, mais imitant le rugissement de l’ours. Et un ours qui copule, ça fait du bruit. Tant et si bien que vous craigniez que les voisins, affolés par les cris de la pauvre bête comme torturée, appellent la fondation Brigitte Bardot. Que leur dire alors, lorsqu’ils viendront sonner à votre porte, la besace remplies de prospectus sur la chasse au phoque, vous demander un dimanche matin à 7h, si vous possédez des oursons dans votre salon ?
Vous avez tant ri que la gaule était partie, mais le sourire revenu. Si bien que vous avez fait exception pour ce soir, et êtes allé vous coucher sans la branlette de 23h pré-dodotale.

Vous commencez à vous demander si vous ne regardez pas des pornos pour rire. Surtout quand le DVD affiche « +bonus behind the scene ». Oui, comme dans un making-of d’un film de science-fiction. Celui-ci  contient les acteurs qui causent (tellement captivant), et les fous rires également. Les « j’ai une crampe, c’est bon ça tourne ! »  Y compris des bears à poil(s) autour d'une piscine encore luisante de l'acte, qui font "Happy mother day, Mom!" wouhou, l'excitation est belle et bien partie, et ne risque pas de revenir de sitôt. Certes les acteurs pornos ont tous une mère, mais vous ne comptez pas entendre parler de leur existence avec la bite à la main!

Des images terribles vous viennent à la tête...


La nouvelle mode: les machos fucker

Ah ben ça y lime… il lime depuis un quart d’heure quand même. Il a fait un apprentissage de marteau piqueur ? Ah nom de dieu ça y’est, il la ressort… il la… Putain, tout ça ?! On dirait un étalage de boudins noirs ! ça en finit plus de sortir, comme le magicien qui tire son serpentin de 2 km de son chapeau, sauf que là ce n’est pas les enfants qui sont surpris, mais c’est bien vous.

Les machos-fucker sont pour la majorité des beaux latinos vachement bien fourni. Mais la particularité du porno macho, c’est que l’actif lime fort et longtemps, sans se soucier d’autre chose que de son plaisir. Le passif est un peu le mouchoir qu’on jette après, et ça lui plaît, faut dire ce qui est (quoique vu sa tête il doit en chier). Donc Papi monte à cru (souvent), sur son petit poney, lui démolit le cul à coups de burin, lui jouis dans la gueule, et parfois se casse pendant que le passif se fini seul. Olã pépito !


Ah ben, y sont combien la n’dans ? Y’a combien de mains ? Ah mais y’en a dessous aussi j’les voyais pas… sous ce trou du cul qui ressemble à un paté à la viande périmé ! Ah mais y’a des boules de billards aussi, à croire qu’il a des tiroirs dans son cul ! Là, c’est tout ? ou il va nous ressortir la table qui va avec ? Y pourra bientôt ouvrir un Ikéa ! Ah voilà… Donc ça c’est… non c’est pas des rillettes, c’est bien son cul. Ah au point où ça se reliera avec le nombril. Y savent plus quoi se mettre… 4 poings, les pieds, leur carte de banque…Un vrai sac à bonne femme!


Les boites de films redoublent d’idées toutes plus saugrenues les unes que les autres pour nous faire regarder leurs films.
Pour finir, vous en riez. Le mec qui se réveille et cherche son gode (c’est bien connu, c’est la première chose qu’on fait le matin), quand son compagnon se réveille de l’entendre farfouiller. Tu cherches quoi ? Mon gode ! Ah mais il est dans mon cul ! Et là, il se lève et nous sort un truc plus large qu’une choppe de bière autrichienne, et plus longue que la muraille de chine, et sors fièrement : Ah il était dans mon cul ! Non mais oh ? A quoi ça sert d’écrire des scénarii si c’est pour ça ! On regarde un film de cul, on veux du cul, ça sert à rien de nous le mettre en scène entre deux histoires de ce genre, si on regarde un porno c’est pas pour avoir du hitchcock !

mardi 6 avril 2010

L'entourage hétéro

Ça a même fait rire vos amis hétéros.

Tout autant que quand vous leur avez fait découvrir les moult domaines présent dans le porno.

Peut-être avez-vous malencontreusement sorti le mot « bears » ou « twink » en leur présence, toujours est il que… c’est vous qui êtes étonné de voir que cela n’existe pas ou peu chez les hétéros.
Le jour où un hétéro trouve « pas croyable » de se faire botter le cul avec des santiags avant de se faire foot-fister et pisser dans la gueule, vous l’avez compris: l'industrie du porno hétéro n'est pas très inventive.

Non pas que ces pratiques soient des standards dans la vraie vie, mais il ne faut pas chercher longtemps pour en trouver en vidéo.

Tout y passe, les fetish les daddies les twinks les golden shower le travail des couilles le rimming etc. L’homo pour les nuls, vol I.

C’est alors bien évidemment vers vous qu’ils se tourneront, quand ils parleront de « fétichismes/sexe bizarre ».
-Aaaah mais se faire pisser dans le cul ça se fait chez les homo ?
Effectivement, leurs pornos doivent être encore plus chiants que les vôtres.

Vous leur garderez les plus belles trouvailles, pour qu’ils rient avec vous.
Grande jubilation, lorsque vous trouverez de quoi attiser leur curiosité. Avec cette vidéo montrant un homme devant un banquet de tarte au chocolat crème fraîche, vous en avez passé des soirées à rire. L’apollon jouissait en s’asseyant doucement, pour sentir la crème masser son cul, sur la jolie pièce montée.
Envoyer cette vidéo dans le tiers-monde serait une déclaration de guerre. On échappe pas non plus aux râââles , type cette fois ci «ça faisait trois jours que j’étais bloqué , ça soulage», ou limite cours d'accouchement sans douleur.

Quand le tiers-monde crève de faim, un gros porc s'assied dans les tourtes. Si une copie de ce film était envoyée, y aurait-il une guerre?

Excitant, n'est-ce pas?
On s'y assiérait bien dedans pour se tripoter.

Vous l’aurez méritée, votre réputation de « spécialiste des bizarreries ». Vous y prenez d’ailleurs plaisir, en épatant tout le monde avec des mots en –ophiles les plus étranges que vous trouverez sur le net.

-Eh, des fétichistes des petits pois carottes, ça existe chez les gays ?
-Bah bien sûr, ça s’appelle des… miniposicarotistophiles. C’est pour ça d’ailleurs qu’ y’en a des tas qui font cuisiniers.
-(Crédule) : Ah ouaaaaais ?

C’est fou ce que les hétéros peuvent être naïfs. Ils vous questionnent avec de grands yeux, mêlés de curiosité et de « j’m’intérresse on me traitera pas d’homophobe », sur les lavements, ou la prostate.

Ils disent ne pas avoir d’a-priori, mais en attendant vous pourriez leur faire croire que vous êtes miniposicarotistophile, ils vous croieraient, en disant que c’est normal bien entendu, pour vous faire plaisir. Et nient fermement d’ailleurs ne pas avoir pensé l’inverse, pour ne pas vous peiner.

C’est comme quand vous dites à un hétéro que vous êtes homo. Combien vous diront « j’ai pas de problème avec ça », en pensant systématiquement  « pourvu qu’il essaye pas de me toucher ». Alors vous rajouterez, « je vais pas te toucher hein », à lui de répondre « ah mais non j’aurais jamais pensé un truc pareil, j’suis pas comme ça !» Bien évidemment, dis à l'autre bout du sofa, cela semble plausible.